The TAG Heuer Monaco V4TAG Heuer Monaco V4 : une aventure fantastique de 36 mois, entre la montre concept et la production en présérie qui se prolonge par de nombreuses procédures dapprobation et de certification avant sa véritable mise sur le marché...
TAG Heuer Monaco V4 Minisite Revivez le Chat sur le V4 avec le PDG de TAG Heuer
Les premiers prototypes de présérie ont été officiellement présentés au salon Baselworld 2007. Au-delà de la capacité dinnovation et du sérieux de lapproche TAG Heuer, elle révèle un processus de développement sans précédent qui implique les mathématiques, la physique et les simulations sur ordinateur relevant davantage de lindustrie aéronautique que de lhorlogerie suisse traditionnelle. Elle annonce également larrivée dans le monde de lhorlogerie de nouvelles compétences et de nouveaux acteurs de lunivers de linfiniment petit : ceux qui ont aidé TAG Heuer à miniaturiser les garde-temps et à leur appliquer lingénierie et les composants habituellement mis au point dans dautres domaines tels que la technologie médicale ou spatiale. Après la présentation de la Concept Watch Monaco V4, la direction technique a été contrainte de revoir quasiment toutes les fonctions de sa révolution horlogère. Cela sexplique par la complexité cinétique de lapproche mécanique novatrice. De plus, le département R&D a mené plusieurs études sur lélasticité de certains composants, qui doivent fonctionner parfaitement sur le long terme, sans coût supplémentaire pour le consommateur. Les techniques nouvelles, et par conséquent uniques, qui interviennent dans la fabrication de cette montre imposent des contraintes spécifiques. Revoir intégralement lapproche traditionnelle, souvent empirique et répétitive, de la conception, sest avéré indispensable pour mettre au point un nouveau processus de développement reposant essentiellement sur les mathématiques, la physique et la simulation sur ordinateur, avant de lancer la fabrication. Jean-Christophe Babin, PDG de TAG Heuer, résume ainsi la problématique : « Un avion, construit selon la méthode empirique et itérative appliquée par lhorlogerie durant ces quatre derniers siècles, aurait de grandes chances de sécraser sur la piste au premier décollage. Cela nuirait certainement à lavenir commercial du projet. Cest pourquoi, plutôt que de nous précipiter dans la construction et les prototypes, nous avons préféré revoir totalement nos processus pour la V4. Notre priorité était de décomposer le mouvement en sous-assemblages pour simuler et valider chacun dentre eux en théorie avant de fabriquer des prototypes. En outre, le prototype qui fonctionne depuis un an est le seul qui existe. Dailleurs, pourquoi se contenter dapproximations alors que la puissance des ordinateurs modernes et des outils de simulation permet une approche progressive vers une conception théorique au plus proche de la perfection ? » Des milliers dheures de simulation sur des ordinateurs puissants ont donc permis danalyser le fonctionnement des mouvements traditionnels. Ce travail a fourni une base scientifique pour modéliser et répliquer chaque module du mouvement de la V4, en respectant des contraintes physiques et dynamiques imposées par de nouveaux composants, comme les courroies de transmission. Aujourdhui, larchitecture de la Monaco V4, bien quintégralement revue, reste fidèle à lesprit de la Concept Watch qui avait créé la sensation. Certains la trouveront globalement identique, et pourtant totalement différente de la montre présentée en 2004. Cest la magie de la créativité vue dun œil subjectif. Les principes restent les mêmes : transmission par courroies, roulements à billes, masse oscillante linéaire, barillets en V comme les cylindres dune voiture de course. En létat actuel du développement, la plupart des problèmes liés aux matériaux utilisés pour fabriquer les courroies crantées ont trouvé une solution. Les épaisses courroies crantées de la première génération ont fait place à de nouvelles versions de 7mm dépaisseur seulement. Le profil de leurs dents est plus proche des normes ISO que des normes NIHS (de lhorlogerie suisse) appliquées à la plupart des roues et pignons de lhorlogerie traditionnelle. Pour fabriquer ces courroies pour les prototypes, TAG Heuer a fait appel à des technologies de pointe comme le laser femtoseconde. Les modèles de présérie ont fait intervenir des techniques de micro-injection dans des moules respectant des tolérances au nanomètre. La phase de validation fonctionnelle du système synchrone de transmission par courroies et du remontage automatique par masse oscillante linéaire est à présent achevée. La prochaine étape consistera à certifier la fiabilité des prototypes de présérie. Le prototype du mouvement fonctionne depuis plus dun an avec la même précision quun mouvement mécanique traditionnel. Chaque composant est minutieusement examiné pendant des semaines au moyen dune cinécaméra haute définition pour vérifier la viabilité de toutes les modifications structurelles apportées. Pour satisfaire aux spécifications strictes du Département Qualité, les ingénieurs ont décidé de réduire le nombre de transmissions par courroies crantées, tout en les perfectionnant pour en accroître lefficacité et la souplesse. Le mouvement intègre à présent un grand nombre de rouages ISO en développante, ce qui garantit un meilleur rendement énergétique quun mouvement mécanique traditionnel. Une présérie de 20 unités est actuellement en production, et les premières seront présentées en avant-première au salon Baselworld 2007. Cette présérie sera soumise, comme celles des autres produits de la marque, aux tests sévères du Département Qualité. Lobtention du brevet suisse n° CH 695 197 05 garantit que ces essais et le matériel de laboratoire nécessaire sont officiellement la propriété intellectuelle de TAG Heuer. Lobjectif est également que la V4 obtienne un certificat de chronomètre COSC. Un peu de patience – la route est encore longue, mais le rêve se réalise. |
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